Caravanserail «Tach-Rabat»

Le caravansérail  Tach-RabatLe caravansérail «Tach-Rabat» est un monument unique de l’architecture du haut moyen-âge, dont l’apparition date du 15ème siècle. C’est aussi l’une des principales trouvailles archéologiques du Kirghizistan, devenue symbole de l’architecture de Tenir-Too. Le caravansérail se trouve dans la pittoresque gorge – canyon Kara-Koyun (province de Naryn) à 110 km au sud de la ville de Naryn, non loin de la frontière kirghizo-chinoise, à 3200 m d’altitude.

A l’époque révolue où les caravanes commerciales circulaient sur les voies de la Grande Route de la Soie, la citadelle Tach-Rabat servait de caravansérail, c’est-à-dire d’hôtel à notre vision moderne, où les commerçants et les voyageurs se reposaient. Le bâtiment se présente sous une forme inhabituelle en pierres, situé dans la vallée d’un petit cours d’eau Tach-Rabat dans le Tian Shan central. La route caravanière liait les vallées Tchouy et Ferghana au Kachgar.

Les éleveurs et chasseurs kirghiz considéraient cette construction en pierres comme étant assez inhabituelle et y liaient nombre de légendes.

Le caravansérail  Tach-RabatA la fin du 19ème – début du 20ème siècle les scientifiques se sont penchés sur l’étude du Tach-Rabat. Les discussions portaient sur la période de sa construction, sur sa destination et appartenance culturelle. Les avis divergeaient entre le Moyen Age tardif pour certains chercheurs, puis les ruines d’un monastère chrétien nestorien construit en 10-11 siècles pour les autres. En1980 le Ministère de la Culture du Kirghizistan a entrepris la restauration de ce monument précieux, représentant l’héritage historique et culturel du pays et attirant de nombreux visiteurs du monde entier.

Description
Le Tach-Rabat restauré représente un bâtiment presque carré de 35,7 et 33,7 m de côtés, ressemblant à un château médiéval recouvert d’un toit plat, avec une coupole sphérique s’élevant dans la partie ouest. La façade principale se trouve du côté Est. C’est un haut et puissant mur de pierres avec des tours angulaires et le portail à voûte élevée. A l’extérieur, le long du mur Est se trouve un large gradin – « soufa » - et, devant l’entrée, une partie pavée de dalles. Les trois murs restants n’ont ni portes ni fenêtres. Le bâtiment est solidement encastré dans le versant du mont, son mur Ouest dépasse d’un mètre la surface du versant. Les murs latéraux, en longeant le versant, joignent la partie Ouest, partie basse, à la partie haute, partie Est – façade.

Toutes les pièces se trouvant à l’intérieur des murs extérieurs, sont couvertes d’un seul toit avec une coupole sphérique. Un couloir central traverse tout le bâtiment à l’intérieur en allant du portail au centre de la façade Est jusqu’au mur Ouest. Le couloir mène à la salle carrée dominée par la coupole.

De deux côtés du couloir et de la salle se trouvent les différentes pièces : longues, rectangulaires et plus petites de forme carré. Dans certaines pièces, le long du mur il y a des gradins. Le niveau du sol dans ces pièces latérales est plus bas que celui du couloir central. Actuellement dans l’une des pièces se trouve, en position légèrement inclinée, une meule en pierre, assez grande, avec un orifice carré au milieu. Sur la surface intérieure de la coupole on peut voir les fragments de l’ornement floral stylisé. Du fait d’absence de fenêtres dans la majorité des pièces, il y a très peu de lumière dans le bâtiment, les quelques rayons de soleil ne pouvant s’infiltrer que par les petites ouvertures le long du périmètre de la coupole et dans le plancher.

Le caravansérail  Tach-RabatAutour du bâtiment et sur le versant se trouve un champ funéraire : des dalles ou de simples pierres et tumulus sont visibles à la surface, certaines tombes ont fait l’objet de fouilles archéologiques. Selon certaines données, l’endroit servait de cimetière aux doungans migrants de Kachgar vers l’empire Russe à la fin du 19ème siècle.

Même si l’apparence du Tach-Rabat témoigne que sa construction suit les traditions de l’architecture médiévale centrasiatique, l’aspect inhabituel de la construction penche les chercheurs vers les hypothèses variées quant à la destination du bâtiment. La plupart des scientifiques considère Tach-Rabat comme étant un caravansérail, car le bâtiment se trouve dans la gorge de montagne par où passait un sentier menant de At-Bachi à Kachgar et par où pouvaient circuler les caravanes commerciales ; d’autre part, la distribution des murs avec les tours et le portail d’entrée sont typiques du nombre de caravansérails médiévaux de l’Asie Centrale. De nos jours, au sous-sol de la citadelle on peut trouver beaucoup de passages souterrains, telles sorties secrètes, et nombre de cellules de prison (« zindane »). Pendant des siècles, ils servaient d’abri aux réfugiés et aux reclus, ou d’endroit de quête spirituelle. Cependant le bâtiment ne dispose pas de cour intérieure où les caravaniers déchargeaient leurs marchandises et laissaient se reposer les animaux-porteurs. Voilà pourquoi certains scientifiques considérent Tach-Rabat non pas comme un caravansérail, mais comme un monastère nestorien édifié dans un endroit éloigné protégé par la montagne des regards des hétérodoxes. Pourtant aucun objet de culte religieux chrétien qui appuierait cette hypothèse ne fut découvert lors des fouilles archéologiques. De plus, dans le champ funéraire autour de Tach-Rabat il n’y a aucune tombe avec pierre tombale chrétienne nestorienne ressemblant à celles restées intactes de nos jours dans les cimetières de la vallée Tchouy. Il est probablement utile, afin de résoudre ce sujet si contesté dans les milieux scientifiques, de poursuivre les recherches de ce monument si curieux.

Histoire de la construction de Tach-Rabat
Les formes architecturales expressives, le muraillement et l’agencement régulier des pièces révèlent l’excellence de bâtisseurs ayant créé cette construction multifonctionnelle.

Le caravansérail  Tach-RabatA propos des constructeurs. L’histoire de création du Tach-Rabat est un peu controversée. A en croire les sources documentaires, il a été construit selon l’ordre du gouverneur de la localité, Mouhammed-khan. Seulement les anciens habitants se fient plus à la légende qui dit : «Tach-Rabat fut construit par un père et son fils. Pratiquement à la fin, lorsqu’il ne restait plus qu’à poser les dernières pierres sur la coupole, ils ont aperçu de loin une caravane approcher. Le fils a abandonné son travail et a voulu regarder qui arrivait avec la caravane. «Attends, - lui dit son père, - terminons d’abord notre travail».
Mais le fils n’a pas écouté son père, il est parti et n’est jamais revenu. Car, comme le veut l’histoire, une jeune et jolie fille était de voyage avec la caravane. Ainsi Tach-Rabat est resté inachevé pour toujours …».

Ce monument architectural est le plus grand de l’Asie Centrale, fait de pierres. Perdu au milieu de la nature, loin des villes et des villages, Tach-Rabat a une allure sévère, monumentale et inaccessible. Néanmoins, il continue à attirer l’attention des touristes et voyageurs. Ici démarre une fascinante balade équestre passant du col au lac de la haute montagne Tchatir-Koul. Notre compagnie est à votre disposition pour vous faire découvrir ces endroits exceptionnels.

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