Vallee d’Alai. Alai

Pâturages pittoresques de la haute montagne sur le fond des neiges éternelles (Kirghizistan, Pamir-Alaï)

 

Vallee d’Alai. AlaiLa vallée d’Alaï (que les habitants locaux appellent tout court Alaï) est la partie pittoresque du Pamir-Alaï, un creux tectonique situé entre les chaînons Alaï et Zaalaï (Trans-Alaï)  au sud du Kirghizistan aux altitudes de 2240 à 3536 m. La vallée s’étend de l’Ouest à l’Est à 150 km sur une largeur de 8 à 25 km. Le chaînon d’ Alaï est moins élevé que celui de Zaalaï, il cache dans ces cols les juteux pâturages estivaux (djaïloo), tandis que les sommets éternellement blancs du chaînon Trans-Alaï sont plus hauts, inaccessibles et d’une manière impénétrable pesants et légers à la fois, comme s’ils ne s’appuyaient pas de tout leur poids contre la terre mais s’étiraient vers le ciel et le soleil.

Avant la vallée d’Alaï était traversée par le tronçon des voies caravanières de la célèbre Grande Route de la Soie via le col Totougart (3752 m). Aujourd’hui ici passe la Route du Pamir  - et plus exactement le tronçon Oche – Khorog, du Nord au Sud via le village Sari-Tach, situé dans la partie Est de la vallée. Du Nord la route du Pamir descend dans la vallée d’Alaï par le col Taldik (3615 m) via le chaînon Alaï, ensuite en se dirigeant vers la frontière kirghizo-tadjike et plus loin dans la ville tadjike de Mourgob, monte au col Kizil-Art (4280 m) par la chaîne Trans-Alaï.

Vallee d’Alai. AlaiLes visiteurs les plus fréquents de la vallée d’Alaï en période d’été sont les touristes et les alpinistes qui se dirigent au pied du pic Lénine (7134 m, le point culminant de la chaîne Trans-Alaï, crête Tchonalaï), au départ de la ville kirghize d’ Oche. Les paysages vertigineux de la vallée en haute montagne multipliés par la confortable route parfaitement goudronnée récemment construite par les spécialistes chinois rendent le voyage agréable. Lorsqu’on monte ou descend du col Taldik , on est surpris par les couleurs vives et contrastées des rochers de formes régulières, ces canyons pittoresques, profonds, étroits où on pourrait cacher toute une foule de personnes ! Et au fond du canyon les eaux torrentielles et glaciales se précipitent à toute vitesse comme un troupeau de chevaux galopant.

Par la vallée d’Alaï porte ses eaux la rivière impétueuse Kizil-Sou («Rivière rouge»), ses eaux sont effectivement de couleur brun-rouge. En ajoutant à cela le rouge des versants de montagnes, le vert des prés alpins, le blanc des sommets enneigés et le bleu profond du ciel on obtient un contraste inimaginable ! Et avec un peu de chance, si on capte le moment après une légère pluie estivale, on a droit à un spectacle magnifique d’un énorme arc-en-ciel qui transforme le paysage déjà fabuleux du Pamir-Alaï à un parfait conte de fées !

Le climat de la vallée d’Alaï est variable. La vallée penche graduellement de l’Est à l’Ouest, par conséquent dans sa partie Est prédomine le paysage de la steppe de la haute montagne, tandis que dans la partie Ouest le climat est plus doux, favorable non seulement aux plantes des prés alpins, mais aux céréales également. Traduit du djagataï-turc le mot «alaï» signifie « troupeau » selon la version du professeur A.A. Semenov. Les habitants locaux traduisent ce mot comme « paradis », tellement ses pâturages d’été sont beaux et généreux, au bonheur des moutons, yaks, chevaux, vaches. L’expression « Al aï ! » veut dire « Tient (prend) le mois », ou « Dépêche-toi, les mois d’été sont si courts dans cette vallée de la haute montage !». Le temps est très instable en été. Il y a une minute encore le soleil brillait, que voilà le géant a soupiré désespéramment en laissant échapper un coup de vent froid qui gifle les joues, et puis a recouvert la vallée d’une nuée d’orage. Lorsqu’il pleut, les gouttes d’eau semblent si grandes qu’on dirait que l’eau est suspendue dans l’air.

Vallee d’Alai. AlaiLe premier chercheur à avoir décrit en 1871 la partie Ouest de la vallée d’Alaï et le chaînon Trans-Alaï fut le célèbre scientifique et voyageur russe A. P. Fedchenko. Ensuite pendant longtemps Alaï restait peu étudié, car les voyageurs ne faisaient que traverser la vallée d’Alaï en se dirigeant plus loin vers les sommets du chaînon Trans-Alaï.

En période de glaciation l’ensemble de la vallée d’Alaï était recouvert d’une géante carapace de glace, dite «glacier de piedmont», dont on peut observer de nos jours les traces sous forme d’accumulations morainiques. Les glaciers modernes du chaînon Trans-Alaï impressionnent chaque voyageur venu ici ! Les puissants glaciers recouvrent les crêtes toutes entières d’un manteau étincelant, à partir de l’altitude de 4400 m jusqu’aux sommets dont le plus élevé est le pic Lénine (7134 m). Certains cols et glaciers du chaînon Trans-Alaï n’ont jamais été foulés par l’homme.

Aujourd’hui dans la vallée d’Alaï la réglementation de la zone frontalière est appliquée, les touristes et les alpinistes doivent préalablement obtenir des autorisations spéciales et les laissez-passer.

Photos:

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