Histoire ancienne de Noukous. Ville de Chourtcha.
Déjà à la fin des années 20 du 20 siècle, aux cours des travaux sur le territoire de l`oasis de Khorezm, les archéologues ont commencé à se heurter aux traces anciennes de l`activité humaine. C’était une sorte d’un royaume ensorcelé, plein de secrets et énigmes, mais à étudier et découvrir. C’est ainsi que l’on avait commencé les études munitieuses de cette région.
En 1936 l`attention des jeunes chercheurs du Comité Ouzbek des musées et de la protection des monuments historiques, de l`art et de la nature Y.Goulyamov et T.Mirguiyazov fut attirée par un cimetière à la périphérie de Noukous. Cet endroit de culte s`appelait Chourtcha. A l’intérieur du cimetière, aux murs des fausses fraichement creusées on a découvert une couche culturelle assez bien conservée et intéressantes échantillons des céramiques anciennes. A la base des études de l’antique réseau d’irrigation Y.Guliyamov supposa que la cité Chourcha aurait apparue en période initiale de regne des Kouchan et formation du royaume de Kouchan, c`est-à-dire au début de notre ère.
S.Tolstov, le directeur des recherches archéologiques et étnographiques de Khorezm fixa la date d’apparition de la cité par 4-3 siècles avant J.C.
A l’aide des mètodes aériennes de prises des photos et décodage de sol les archéologues A.Gudkova et V.Yagodine ont déterminé en 1958 - 1959 que la ville de Chourtcha représentait une citadelle avec une puissante muraille de forme carrée dont la longueur était 50-60 m. et la superficie faisait 0,25 - 0,30 hectares. Les premiers renseignements sur la cité Chourtcha ont été publiés dans la monographie du chercheur A.Gudkova sous le titre «Tok - kala» (Tachkent, 1964).
Ainsi, on avait établi que la cité Chourtcha était une des citadelles à la frontière nord-ouest de l’ancien Etat de Khorezm laquelle non seulement protégeait la ville, mais aussi contrôlait la voie navigable par l’Amou-Darya sur le mont Tok-tau dans la région de Noukous. Le monument est daté du 4-e sièle d’avant notre ère au 4-e siècle de notre ère. Au cours de cette période la cité a connu les essors et les crises, la renaissance ensuite de la vie.
Les recherches archéologiques et études de toutes les accessibles sources écrites réalisées dans les années 1991-1993 par P.H.D. en histoire G.Khodjanyazov nous ont rendu possible de prendre connaissance avec la description détaillée de la cité antique. Ainsi, d’après Khodjanyazov, la superficie de Chourtcha consistait 2 hectares. La citadelle formait le carré (180-120 m) et ses angles étaient orientés de la manière assez précise aux quatre directions du monde. Les fragments des murs de la citadelle, atteignant parfois 3-5 m de hauteur par rapport au sol se sont été conservés. Le mur extérieur avait deux couches et était couvert d’embrasusres de formes de flèche. Il y avait aussi le «labyrinthe d’avant-portes» - système original de défence des portes. Les études faites à Chourtcha permirent d’établir les dates de formation de la cité, ont été su beaucoup sur la vie, culture, professions des habitants, des batailles ayant eu lieu près de ses murs. La statuette de la déesse zoroastrienne de fertilité Anakhita remises au directeur du musée des arts I.Savitsky dans les années 70 a été le témoin de la vie spirituelle des anciens citadins. De dizaines d’objets d’outillage de famille découverts dans les années 1991-1993 et transmis au musée d’histoire parlaient de la haute compétence des anciens maîtres-artisans. Selon les sources écrites, les citadins utilisaient pour l’approvisionnement en eau potable des conduites à l’instar de celles de l’ancienne Grèce.
En nous basant sur ce qu’était exposé on peut conclure qu’à partir du 4-e siècle avant J.C., la ville était un de plus importants points de la civilisation orientale ancienne.
Le prédecesseur de Noukous aujourd’hui périssait plus d’une fois dans les flammes des incendies, mais ce terrain se revivait de nouveau et de nouveau. De nouvelles colonies se sont dressées aux bords d’Amou-Darya à côté de Chourtcha et les ruines de l’ancienne cité, enterrées avec le temps et couvert du sous-bois sauvage devinrent cimetière.
Moyen âge.
Les archéologues n’ont pas beaucoup de données sur l’histoire médiévale du territoire de Noukous. D’après le chercheur S.Tolstoï aux 7 - 8 siècles les villes ont presque disparues au Khorezm pour réapparaître aux 8 - 9 siècles sous forme des bourgs de commerce et d’artisanat entourant les châteaux féodaux. Certains monuments faits par les gens qui vivaient sous constante peur d’être attaqué en époque de violents conflits sociaux et intertribaux ont été conservés jusqu’à nos jours. Une telle situation s’explique aussi par les changements destructifs du lit de l’Amou-Darya.
Mais malgré cela sont conservées jusqu’à nos jours les ruines des bâtiments isolés entre eux à distance 100 - 200 m: il y a les ruines des grands châteaux à côté de petites propriétés la surface des cours dont peut s’ébranler de 30 à 40 m. carrés descendant parfois jusqu’à 10x10 et même moins.
Il est à noter parmi eux le monument Kouskhana situé sur le territoire du village de Kyzketken où se trouve actuellement le cimetière Koushkana. Un bâtiment carré s’est conservé aux dimensions 7,5 m. Les monuments sont faits en briques cuites et non cuites 30x30x5 cm. La construction date des 9 - 11 siècles.
Le 8 siècle fut pour les habitants de Khorezm une période des rudes épreuves, des désastres et de la lutte pour l’indépendance. Durant cette difficile période ils ont mené une lutte persistante contre la conquête arabe qui avait causé la réduction des surfaces agricoles irriguées, destruction des villes et citadelles.
En dehors des données archéologiques, l’histoire médiévale de Noukous est aussi reflétée dans les sources écrites des historiens grecs et arabes et des voyageurs. Le voyageur arabe Al-Maqdisi écrit que «la distance entre Chourakhan et Kas fait une journée de route, entre Kas et Khas aussi une journée de route; ensuite, il reste deux relais jusqu’à Nouzkat». Alors les chercheurs s’étaient intéressés au terme «Nuzkat». Le mot «nouz» signifie «nouveau» en langue khorezmienne et «kat» - «la ville, la citadelle». La ville qui a apparue en aval de l’Amou-Darya à l’instar de Kyat - la capitale des Samanides sur le territoire du Khoresm de rive droite, a reçu le nom du «Nouveau Kat (Kyat)».
Un autre voyageur du moyen âge, Ibn Yakout témoigne que non loin de Djourdjaniya, la ville au Khoresm, se trouve la ville «Nouzkass». Les linguistes pensent que les appellations «Nouzkat-Nouskass-Nokus» sont facilement expliquables du point de vue linguistique, c.à.d. elles peuvent être toutes les différentes variations du mot «Noukous».
Epoque russe.
Après l’annexion du territoire de l’Asie Centrale par la Russie, le centre de la province d’Amu-Darya est devenu Petro-Aleksandrovsk (actuellement Tourtkoul). Noukous fut la forteresse dont la construction a été terminée en 1874. On a construit ici une caserne pour 350 soldats et une station hydrométéorologique - la première organisation scientifique en aval de l’Amou-Darya.
Quelques années plus tard, en 1887, une école fut ouverte pour la population de la citadelle qui n’a existé qu’une quinzaine de mois. On a ouvert ensuite un hôpital à vingt lits et, en 1890, un poste d’aide-médecin.
La population de la forteresse et de ses alentours se composait des Karakalpaks, des Ouzbeks, des Kazakhs et des cosaques d’Oural. Leurs occupations principales furent l’agriculture, l’élevage et la chasse. L’afflux de la population contribuait au développement du commerce, des nouveaux métiers, de la pêche. À la fin du 19 siècle Noukous était une cité fortifiée avec deux ou trois bâtiments, quelques casernes et un marché.
Après l’instauration du pouvoir soviétique, le centre administratif de la région autonome Karakalpake fut la ville de Tourtkoul que se trouvait aux districts sud de la région et plus tard, de la république.
Après la réalisation du programme de délimitation nationale on avait précisement déterminé le terrtoire de la région du Karakalpakstan dans la composition dont est entré le district de Tourtkoul. Automatiquement Tourtkoul est devenu le centre de la région. Pourtant d’aucune - ni politique, ni économique ou stratégique importances Tourtkoul en qualité du centre régional, ne disposait pas. En outre, dans les années 20 le danger d’être emporté par les eaux impétueuses d’Amou-Darya devenait de plus en plus réel pour la ville.
C’est pourquoi le pouvoir soviétique a-t-il inclu dans l’ordre du jour le transfert de la capitale administrative de la région. On discuta d’abord la candidature de la colonie de Tchimbay. Mais en comparaison avec beaucoup d’autres régions du Karakaplakstan, Tchimbay avait un tas de défauts. Il se trouvait à l’écart des communications d’eau et ferroviaires. La colonie ne répondait pas également aux conditions de sol et hygiéniques. Ce sont exactement ces faits qui n’ont pas permis à Tchimbay de devenir la capitale régionale.
En général les exigences suivantes s’émettaient au futur centre:
| 1 - | Se trouver dans la plus puissante économiquement partie de la région; |
| 2 - | Etre proche de masses principales de la population - Karakalpaks; |
| 3 - | Facilités des services administratifs, c.à.d. la disposition du centre doit être facilement accésible par rapport aux routes de communication avec les districts et centre du Kazakhstan; |
| 4 - | Conformité aux demandes sanitaires-hygiéniques et géologiques émises lors de construction de la nouvelle ville; |
| 5 - | Futur centre doit avoir les conditions nécéssaires afin d’y pouvoir organiser une base industrielle de la région. |
Ainsi, il s’avéra que la disposition de Noukous se conformait en pratique idéalement à toutes ces exigences. Cette région était considérée parmi les exceptionnelles disposant la résistance des roches de sous-sol et la hauteur nécéssaire de la rive d’Amou-Darya. En outre jusqu’à 66% des surfaces cultivées et plus de 94% des Karakalpaks s’étaient concentrés à l’époque aux terrtoires de Nord. Par conséquence, la colonie Noukous parmi toutes les colonies de Nord disposait de plus de droits d’être le candidat au statut du centre de la région.
Un rôle decisive dans la solution finale de cette question appartient au décret du Comité Centrale d’Exécution (Gouvernement de l’époque) du 1 avril 1932 qui a désigné Noukous en qualité de la capitale.
Dés le début la construction de la ville se réalisait de la manière harmonieuse conformément au plan unique et général. Avant la Seconde Guerre mondiale la nouvelle ville était devenue déjà le centre principal des transports automobiles. En 1935 on y avait organisé la première entreprise de transport en république d’usage commun «Autogujtrest» qui disposait de 20 automobiles. Au début de la guerre presque toutes les automobiles étaient mobilisées au front.
Pendant la guerre la production industrielle dans la vie se restructuralise tenant compte de mobilisation des ressources de matières premières locales à aider l’armée et munir la population de marchandises de première nécessité. On élargissait les anciens et ouvrait les nouveaux ateliers industriels qui produisaient des chaussures en cuir, des articles en métal, de tricotage, fourrures, de confection et de mercerie, produits d’alimentation.
Durant les années de guerre contre les occupants nazis une grande quantité de soldats-originaires de Noukous se sont vus attribués des hauts prix du gouvernement. 1448 habitants citadins ont donné leur vie pour la liberté et l’indépendance communes.
Vers les années 50 du 20 siècle Noukous devient le centre du développement de la pensée scientifique de la république. En 1951 fut fondé le Centre des recherches économiques et culturelles, transformé en 1957 en l’Institut de recherches scientifiques complexes du Karakalpakstan auprès de l’Académie des Sciences de l’Ouzbékistan. La filiale karakalpak de l’Académie des sciences a été ouverte à sa base au début 1959.
Les bibliothèques se multiplient, sont ouverts des clubs, maisons de la culture, cinémas. L’organisation du théâtre professionnel et peu après de la philarmonie d’Etat a joué une importance particulière dans l’évolution de la culture. L`orchestre des instruments nationaux est organisé en 1958. Sont fondés nombre de journaux et magazines de répubique, leurs tirages devient de plus en plus importants. La fondation de l’Union des journalistes du Karakalpakstan date de 1956. Les éditions des livres se développe après la fondation à Noukous une base polygraphique sûre. Après la guerre on y publia des oeuvres des auteurs classiques, belles-lettres, livres de médecine et d’agriculture et manuels.
Il est à noter que la fondation et évolution de Noukous ont été conditionnées principalement par la mise sur pieds et le progrès de l’état national karakalpak en résultat de délimitation nationale et étatique en Asie Centrale. Étant une ville typique moderne d’après sa planification et construction, la ville de Noukous dispose en même temps de ses traits particuliers les principaux dont sont - usage en architecture et aux moyens de propagande monumentale des fragments d’ornement et des motifs des arts appliqués nationaux, mise au point des bâtiments de préférence de matériaux de garniture en marbre et granit. Tout cela distingue la capitale du Karakalpakstan des autres villes de l’Ouzbékistan.
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