La région de Namangan avec son histoire et sa culture riches occupe une de plus imortantes places dans l`histoire séculaire de l`Ouzbékistan. Namangan est l’une des plus anciennes villes de la vallée de Fergana. La ville se forma à la frontière entre les territories des bergers nomades et des agriculteurs sédentaires. Les premières mentions de la cité de Namangan datent de la fin du 14-e siècle.
Officiellement l`histoire de la ville de Namangan commence en 1610. La ville a apparue sur l’emplacement de la cité "Namak-kan" ce qui veut dire en Tadjik "la mine de sel". Namak-kan fut la première cité près du pont de pierre sur Namangansay. Selon une légende, sur le territoire de la cité il y avait un lac où l’on extrayait du sel.
La province de Namangan est l’ancienne région historique de l`Ouzbékistan. Ce fait est confirmé par de nombreuses fouilles archéologiques et constructions qui sont en mesure d’informer de la manière de vie des colonies primitives, des monuments des âges de pierre et de bronze. Les archéologues ont découvert de larges territoires dans la partie nord de la ville de Tchoust se rapportant au 1 millénaire avant J.C. Dans les années 1960 les archéologues ouzbeks ont découvert dans la région de Pap les restes de la ville de Mountchoktepa. Aux 4 - 3 siècles avant J.C., sous les Kouchans, la ville se transforma en une capitale avec une économie et artisanat développés.
Une grande ville Chakhristan - Akhsikent aux puissants forteresses fut construite au 3 siècle avant J.C. au bord de la rivière Syr-Darya, sur l’emplacement actuel du district Tourakourgan. Au cours de l`invasion de Gengis Khan cette ville fut détruite. Mais elle a été reconstruite à l`époque de Timour.
Akhsy - ancêtre fameux de Namangan.
Au 9 siècle la capitale de la vallée de Fergana fut la ville d"Akhsy située à 15-20 km du territoire actuel de Namangan, au bord droit de la Syr-Daria. La ville se composait de la citadelle, du chakhristan - la partie principale, et du rabad, le faubourg des artisans.
Au 15 siècle Akhsikent, dont le régent fut le père de Babur, Oumarshaykh, était une grande ville, détruite malheureusement en 1620 par un tremblement de terre. Le reste de la population s’était déplacé vers Namangan voisin. Les documents historiques de cette période appellent cette ville "Mauzi-i-Namangan", c`est-à-dire, ce n’était pas simplement une grande cité, mais une ville qui avait l’influence sur les territoires qui l`entouraient. Ainsi, on peut en pleine justa appeler Namangan héréditaire de l’ancien Akhsi.
Les grands penseurs de l’Orient tels que Mavlono Alauddin Abubakr Ibn Makhsudy Kosoniy, Said Ahmad ibn Mavlono Jamoliddin Mahdumi Azam, Mavlono Lutfullokh, Firdavsi, Babur, Machrab, qui racontaient de la vie et de la culture de la population locale ont vécu et oevré à Namangan.
Namangan comme partie du khanat de Kokand.
Quand Namangan faisait partie du khanat de Kokand c’était un grand centre d’artisanat et production individuelle. Y vivaient et oeuvraient des potiers, tisseurs, chaudronniers, forgerons, teinturiers, joaillers, cordonniers. L’autre partie de la population de Namangan s`occupait du jardinage, de la soierie et du commerce avec la Chine, Boukhara et les tribus nomades voisines. En même temps, malgré le semblant développement harmonieux de la ville, la période où Namangan entrait dans le khanat de Kokand fut une de périodes les plus dures pour ses habitants. Les khans de Kokand, afin de consolider leur pouvoir, menaient souvent de multiples guerres dévastantes résultant aussi aux conflits intestins et anarchie.
Situation dans le pays s’alourdissait et par l’exploitation sans merci de la population par leurs gouverneurs. Entre 1819-1821 on a construit le canal d’irrigation Yanguiaryk qui a joué un grand rôle dans le développement de la ville et de l’agriculture dans la région. Et bien sûr on avait mobilisé la population locale aux travaux de construction. Chaque foyer devait envoyer par un homme muni d’instrument de creusement - ketmène et le pauvre avait l’obligation de travailler pendant 15 jours dans l’aménagement du canal à son propre compte. Au bout de trois ans les travaillants ont obtenu un léger cours d’eau et seulement 10 ans après le canal fut élargi et approfondi.
En 1842 - 1845 la ville était entourée d’un rempart.
En juillet 1875 l`insurrection contre Khoudoyarkhan éclata dans la vallée de Fergana. Le khan fut obligé de courir à Tachkent sous la protection des militaires Russes. Peu de temps après, le gouverneur général de Turkestan Kaufmann décida d’attaquer et occuper le khanat de Kokand jusqu’à la ville de Namangan. Ainsi, en février 1876 le khanat de Kokand fut liquidé et annexé par la Russie comme la province de Fergana; Namangan devint le centre d’un de cinq districts de cette province.
Namangan - le chef-lieu du district de la vallée de Fergana.
En devenant une partie de l`empire Russe, Namangan se transforma en un important centre de commerce. L’égrenage du coton était à l’époque une importante branche de l’industrie et se réalisait par 10 usines de nettoyage du coton 4 dont fonctionnaient à la base de vapeur et le reste - grace au potentiel de l’eau; il y avaient également deux usines de gras, 8 savonneries, 10 tanneries, une distillerie, 9 poteries, 2 briqueteries, 4 fonderies, 15 minoteries, 65 beurreries. 3 pilageoirs. Il y avait dans la ville un hôpital à 20 lits, une clinique pour les femmes et les enfants indigènes, une infirmerie locale, une école paroissiale, 68 écoles islamiques.
L’occupation principale de la population de Namangan fut l`agriculture, laquelle dans une grande partie de la région était pratiquée par irrigation artificielle. On utilisait dans ce but les canaux d`irrigation qui prenaient leur source de la rivière de Naryn (le canal principal étant Yanguiaryk) et des petites rivières qui coulaient des montagnes. Les cultures principales furent le riz, le maïs, le blé, l`orge, le mil, les fèves et le coton. On cultivait aussi les abricots, les pêches, les poires, les prunes, les pommes, les pistaches. Les vignes occupaient plus de 2350 hectares. Les cultures de potage, surtout les melons étaient d’un grand secours en alimentation pour la population locale. L`élevage fut peu développé à cause des montagnes. En 1895 on comptait dans le district de Namangan, la ville de Namangan inclue, 2 mille chameaux, 47,6 mille chevaux, 22,3 mille ânes, 60 mille bétail à cornes, 269,7 mille brebis et 215 mille chèvres.
A cette époque-là l`industrie fut plutôt artisanale. C’était le traitement de la laine, du coton, de la soie, des cuirs, etc. et la production de divers objets de consommation courante.
La population de Namangan augmentait vite. En 1889 il y avait ici 33 mille habitants et en 1910 on en comptait déjà 75580.
En 1912 un chemin de fer relia la ville de Namangan à Kokand.
Namangan sous l’époque soviétique.
À la fin de 1917 Namangan fut l’endroit des conflits armés entre les bolcheviks et les forces contre-révolutionnaires. Vers le milieu de 1923 l`Armée Rouge réussit à réprimer le mouvement basmatch dans le district de Namangan.
En 1924, au cours de la délimitation nationale et étatique, on a séparé du territoire de Namangan 10 districts: Chatkal, Alabouka, Ayimsky, etc; ils ont fait partie de la république autonome de Kirghize.
En 1927, la collectivisation a provoqué une protestation de masse de la population locale, qui dura plus de 10 ans.
Vers 1930 Namangan comptait déjà 326 écoles, 2 jardins d`enfants, 2 orphelinats, ainsi que 7 clubs, 31 coins rouges, 2 bibliothèques, 3 cinémas et un musée zoologique; 18 établissements médicaux.
Le 15 juin 1932, sur l`initiative de Khamza Khakim-zadé Niyazi, le théâtre musical et dramatique régional Alicher Navoi a été ouvert à Namangan; il existe jusqu`à présent.
Le 10 mars 1941, selon le décret du Présidium du Soviet Suprême de l`URSS, la région de Namangan fut formée avec son centre administratif à la ville de Namangan.
La Grande Guerre Nationale a pris les vies des 24 mille habitants de Namangan.
Durant les années d’indépendance de la République d’Ouzbékistan Namangan se transforma entièrement. Tout en conservant la partie ancienne de cette ville historique, on peut dire que l’on a construit une nouvelle ville. Le visiteur y trouvera et les traditions classiques des arts et artisanat, pourra goûter de savoureux fruits et potagers que l’on ne le retrouvera nulle part, mais aussi une ville tout à fait moderne avec une infrastructure convenable au titre «Ville des fleurs».
© La paternite de ce materiel appartient a la compagnie «Central Asia Travel».
Toute reproduction et utilisation de ce materiel sans autorisation de l’auteur est interdite.
498346898 - tour opérateur des programmes en villes.




