Tchoust est le centre d`un district de la province de Namangan. La population de Tchoust fait environ 65 000 habitants.
Tchoust est un ancien centre artisanal. Depuis longtemps on forgeait ici des couteaux nationaux, brodait des calottes et tissaient des ceintures multicolores en tissu «tchorsi» qui furent un attribut obligatoire du costume national pour hommes. La beauté des produits de Tchoust consiste en leur simplicité. Ce sont des objets classiques de la vie quotidienne ce qui les diffère des produits décoratifs recherchés typiques pour d`autres villes de l`Ouzbékistan.
Les calottes de Tchoust furent hautement appréciées aux expositions internationales à Montréal (Canada) et Izmir (Turquie). Chaque année les artisans de Tchoust produisent jusqu`à 500 mille couteaux de souvenirs.
La ville possède une usine de nettoyage du coton et une fabrique artisanale; le musée du poète et civilisateur Muhammadcharif Sufizadé se trouve ici.
Cette ville de la province de Namangan qui date de l’âge du bronze est l’une des cités les plus anciennes sur le territoire de la vallée de Fergana.
L’une des curiosités principales de la ville est le parc avec une multitude d`attractions et de cafés. Les gens de toute la vallée de Fergana viennent ici pour se reposer. À propos, dans ce parc se trouve le tombeau d’un saint qui, selon la légende, a découvert une source de l`eau sacrée. Chaque visiteur du parc tient à goûter cette eau divine. Au milieu du parc se dresse le minaret Lutfulla Mavlany, un monument remarquable de l’antiquité. Ici se trouve aussi le monument au poète national de l`Ouzbékistan, originaire de Tchoust - Sufi-zadé.
Tchoust est aussi célèbre par sa maison de thé entourée des arbres. Elle est construite en forme des galeries et ressemble à une maison d`habitation à 5 étages où l’on peut s`installer autour de petites tables sur les kourpatchis pour causer, prendre du thé et manger des pastèques et des melons. C’est un endroit préféré de tous les habitants de Tchoust, mais il est ouvert aux voyageurs qui peuvent goûter ici un bon pilaf et observer les moeurs des habitants locaux.
Nom de la ville.
Selon une ancienne légende, le nom de la petite ville de Tchoust remonte au mot «choust». Autrefois, les hordes de Batu khan ont investi le village au bord de Yaxarte (Syr-Daria). Alors, les habitants du village assiégé faisaient assez souvent des incursions de nuit. Ils apparaissaient et disparaissaient immédiatement, et les envahisseurs inquiétés criaient avec frayeur: «Choust! Choust!» («Razzia! Razzia!»). Pas mal d`années ont passé depuis ce temps-là, personne n`appelle plus la grande rivière de l`Orient Yaxarte et ne se souvient plus des invasions mongoles, mais ce qui reste toujours invariable c`est cette ville avec sa nature magnifique, ses gens bienveillants et ses artisans talentueux.
Couteaux de Tchoust.
Au moyen âge un couteau élégant et richement décoré sur la ceinture fut considéré comme un signe de l`héroïsme et de la notabilité de l`aristocratie militaire. Les armes chères furent de tout temps hautement appréciées non seulement sur le territoire de l`Asie Centrale, mais aussi loin de ses frontières. La vallée de Fergana était l’un des plus anciens centres du traitement des métaux et de la fabrication des armes de fer. Les articles en métal de Kokand, Andijan et d`autres villes de la vallée furent largement connu de Khorassan à Bagdad. Les artisans locaux se spécialiser dans la fabrication des couteaux qui n`a pas perdu son importance jusqu’ à nos jours.
Dans le centre de Tchoust se situe depuis longtemps tout un quartier des armuriers - suzangaron, où les forgerons-suzangars fabriquent les couteaux. Le vrai couteau de Tchoust réunissait toujours en soi les qualités qui inspirent les designers modernes: les hautes dignités esthétiques et la fonctionnalité. La lame du couteau - «tyg» est droit, la largeur 3 - 4 centimètres. La longueur, en fonction de la destination, de 10 à 20 centimètres. Seulement la lame du couteau «tolbargui pitchok» est plus fine, elle est un peu courbée et ressemble à une feuille d`osier. La lame du «tougri pitchok» est droite, celle des «khissori pitchok», «kozoki pitchok» et «bodomtcha pitchok» s`achèvent par une courbe. Les lames de «soylik pitchok» et «kamalak pitchok» ont dans leur partie supérieure une rainure - kuchkamalak. Et la lame du couteau «kuchsoylik pitchok» a une rainure double. Les couteaux avec la rainure sont considérés comme les plus solides.
Si étrange que la partie la plus importante du couteau n’est pas la lame, mais le manche qui se fait exceptionnellement selon l`inspiration du maître. Elle peut être lisse ou à nervures, en plastique ou en verre organique, avec des inclusions du verre coloré. Un manche en bois garde la chaleur des mains de l’artisan. Les manches en ivoire, os de saïgak ou de cerf sont particulièrement de valeur. Les manches en os sculpté sont incrustés des pierres colorées, de la nacre, de l`argent et les manches métalliques sont ciselés et gravés. Le couteau richement décoré s’appelle «guldor pitchok», c`est-à-dire «le couteau élégant».
Un attribut important d’un couteau est la gaine - kinbok. Dans certaines régions la gaine du couteau se fait en tissu, mais le plus souvent on utilise pour sa fabrication le cuir. On représente sur un fond noir un ornement simple des couleurs contrastées ou un estampage. La gaine en cuir porte assez souvent une applique de laiton ou de cuivre, une ciselure ou une gravure. On rencontre les gaines en bois sculpté.
Parmi las meilleurs artisans de Tchoust on peut nommer Usto Aziz, Khaydar Abdullaev, Miraziz Karabaev, Ubaydulla Satarov.
Calottes de Tchoust.
Tchoust est célèbre par ses calottes qui ne sont fabriquées que dans cette ville. La calotte de Tchoust a une forme quadrangulaire, mais se replie en deux devenant plate et très mobile; on peut la mettre dans sa poche.
Chacune de ses parties reproduit une plume brodée qu`on peut prendre pour un nuage ou un piment. On dit à Tchoust que c’est de l`amande, et les ethnographes voient dans ce dessin la représentation stylisée du coq qui est le symbole de la vie. On trouve aussi sur la calotte les tentes de nomades qui ressemblent aux nuages blancs impondérables. Elles sont brodées en blanc sur la soie noire ou verte. Ces dessins sont invariables, mais à l`intérieur des tentes et des piments on ne trouve jamais de répétitions. Les points (35 à 40 mille par calotte) forment chaque fois un nouveau dessin avec sa symbolique spéciale.
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